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Entretien avec Philippe Nantermod, nouveau président de l'USPI Suisse

11.04.2016

Philippe Nantermod, président de l'<a href=USPI Suisse">Philippe Nantermod, conseiller national valaisan, a été élu le 22 mars dernier à la présidence de l’Union suisse des professionnels de l’immobilier.

C’est la deuxième fois consécutive qu’une personnalité politique externe se voit confier les rênes de l’association fondée en 1943 et qui fédère les associations de professionnels de l’immobilier des six cantons romands.

  • Tout d’abord, toutes nos félicitations pour votre toute récente élection à la présidence de l’USPI Suisse. Comment envisagez-vous ce nouveau rôle qui vous a été confié par acclamation par les professionnels romands de l’immobilier ?

Merci. J’aborde ce nouveau rôle avec une grande motivation. Elu d’un canton dans lequel près de 70% de la population est propriétaire de son logement, les Valaisans avons la propriété immobilière dans nos gènes. Il apparaît toutefois que le droit fédéral et la politique en général suivent une évolution négative pour les propriétaires et la garantie de la propriété. On assiste à des réflexes fondés sur la jalousie qui mènent à l’adoption de limitations des instruments privés qui permettent d’accéder à la propriété, à de nouvelles normes de droit public qui empêchent la construction, sans parler d’un droit du bail toujours plus défavorable à celui qui propose des biens sur le marché, avec pour effet pervers une réduction de l’offre disponible.

  • Après Hugues Hiltpold, président de l’USPI Suisse pendant plus de 7 ans, c’est la deuxième fois qu’un parlementaire fédéral est élu à la présidence. Comment donnerez-vous de la voix aux professionnels romands de l’immobilier au Parlement, à l’heure où les sujets immobiliers traités par la Berne fédérale ne cessent d’augmenter ?

Je suis nouveau parlementaire, je dois donc faire mes armes et mes réseaux en même temps que j’agirai comme porte-parole pour les positions de l’USPI. Mes valeurs libérales sont en parfaite harmonie avec l’idée de la protection de la garantie de la propriété, il me semble que mes interventions ne pourront que servir les buts de notre association.

  • Votre agenda risque donc d’être particulièrement chargé dans les mois à venir, avec la révision du droit du bail ou la deuxième révision de la LAT (loi fédérale sur l’aménagement du territoire) qui se prépare… d’autant plus que l’on connaît votre fort engagement dans ce domaine.

Je rédige actuellement une thèse en droit de l’aménagement du territoire, je suis avocat, il va de soi que j’ai une certaine connaissance de ces sujets ; ce sera d’autant plus intéressant de les traiter à Berne. Ensuite, j’ai l’expérience parlementaire cantonale et quinze ans de campagnes politiques à mon actif. Pour convaincre, il faut connaître ses dossiers, et savoir trouver les bons mots. Je ferai tout ce qui sera possible pour être à la hauteur de mes nouvelles tâches et de persuader un maximum de mes collègues que la propriété privée est un droit fondamental qui n’est pas négociable.

  • Après 25 ans d'absence, le Valais retrouve avec vous la présidence de l’association faîtière de l'immobilier romand qu’est l’USPI Suisse. Le marché immobilier valaisan a été fortement impacté ces dernières années avec la Lex Koller, qui régit l’acquisition d’immeubles par des étrangers, et la Lex Weber sur les résidences secondaires. Ces deux lois sont parfois opaques pour le plus grand nombre d’entre nous, même si les médias y ont consacré bon nombre de leurs colonnes. Pourriez-vous nous éclairer en quelques mots ?

Ces deux lois reposent toutes deux sur un réflexe protectionniste qui consiste à considérer la campagne comme le jardin des villes, sans tenir compte qu’une population – désormais minoritaire en Suisse – y mène sa vie. Si l’on a connu des « abus », à savoir des choix parfois peu judicieux en matière de construction, ils ne justifient à mes yeux pas de restreindre la propriété des citoyens en leur empêchant de vendre leurs biens ou de les utiliser comme bon leur semble. Je relève que des hérésies ont été commises en aménagement du territoire ailleurs, sans appliquer des solutions aussi drastiques que celles que vous évoquez. Mais, que voulez-vous ? Ces « Lex » sont là, et nous devons vivre avec et surtout tâcher de ne pas en adopter de nouvelles de la même trempe.

Concrètement, avec la Lex Koller, on a vu des hôtels disparaître faute d’investisseurs et des stations perdre de leur substance. Des biens immobiliers ont perdu de leur valeur, et ce sont des Suisses qui se sont appauvris.

On verra les conséquences néfastes de la Lex Weber sur le long terme, mais j’ai quelques doutes sur les buts réels de la loi. Cette initiative, qui avait un objectif de protection du paysage, aboutit à restreindre l’utilisation de certains biens déjà construits, par exemple les hôtels. Ces exemples me poussent à croire qu’une fois de plus, sous un vernis de bons sentiments en faveur du paysage, se cachent des ambitions bien moins avouables : la jalousie par exemple.

  • N’oublions pas non plus que le Valais a été plus sévèrement touché par les récentes et constantes restrictions en matière d’octroi de crédits hypothécaires, puisque ce canton compte un taux plus élevé de propriétaires immobiliers qu’ailleurs… L’incertitude économique actuelle pèsera-t-elle, selon vous, encore à long terme sur ce marché jadis florissant ? Ou au contraire, l’optimisme, même modéré, peut-il redevenir la règle ? 

Les Valaisans ont une conception particulière du territoire. Thésauriser du terrain à bâtir pour le transmettre aux générations futures y est admis par la plupart. Mais, dans le fonds qu’est-ce qu’il y a de mal à thésauriser des mètres carrés plutôt que de l’or ? 

Je ne pense pas que des restrictions légales changeront quoi que ce soit à l’approche des Valaisans quant au territoire. Même avec la nouvelle LAT qui entraînera des dézonages massifs, les propriétaires gardent leurs parcelles, refusant de se séparer d’un patrimoine qu’ils considèrent important. Ainsi, ces lois renchériront la construction, mais ne supprimerons pas l’esprit de propriétaire des Valaisans.

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